vendredi 31 août 2007

Intro




23 octobre 2006.
Le projet Colour By Numbers est inauguré à Stockholm. Il s’agit d’une installation artistique, réhabilitant la tour de télécommunication Telefonplan (Ericsson) de la ville. L'artiste Erik Krikortz, l'architecte Milo Laven et le designer Loove Broms ont choisi de transformer ce bâtiment industriel assez austère en architecture « vivante », que les habitants et passants peuvent, d’une certaine manière, s’approprier, en en contrôlant l’éclairage et en le faisant varier en permanence. Par une combinaison de chiffres composée depuis leur téléphone portable, selon un code couleur assez simple, les citadins peuvent, en effet, modifier la valeur colorée des fenêtres lumineuses à chaque étage de la tour. Le projet est ouvert à tous et peut être suivi en direct sur Internet, grâce à des photos et vidéos en temps réel du bâtiment. Les personnes se prennent au jeu et le projet rencontre un fort succès, aussi bien pour les résidents à proximité, que pour les personnes de passage. Le dispositif lumineux s’est éteint le 1er avril 2007, malgré une forte volonté de la ville de Stockholm de faire de cette installation un projet d’aménagement pérenne. Volonté qui ne correspond pas aux projets du propriétaire du bâtiment.

Ce projet est peu commun et captivant, c’est pourquoi j’ai choisi de vous en parler. Il suscite pour moi un certain étonnement et m’amène à m’interroger sur les enjeux et les impacts de l’emploi des TIC, technologies de l’information et de la communication, dans l’espace public. Cette installation lumineuse connectée permet, en effet, de remettre en question l’intervention du passant, du citadin (qui devient actif) sur un dispositif collectif, ainsi que sur l’espace public. Il s’agit pour moi d’une caractéristique assez nouvelle autorisée, dans ce contexte précis, par les moyens technologiques utilisés. Je me demande alors, par exemple, dans quelle mesure les citadins auraient la possibilité d’agir et d’interagir avec le paysage urbain.

Lorsque j’ai découvert ce projet Colour By Numbers, il m’a intéressé car il me semble porter plusieurs enjeux forts sur la place et le rôle des TIC dans la ville. Mais ce projet n’est pas le seul de sa catégorie à émerger ainsi dans l’espace public et à interroger le rapport entre les usagers, les créateurs, le numérique et l’espace public. Depuis mon premier projet numérique à l’ADN (Atelier de Design Numérique) de l’Ensci, j’ai commencé une collecte de références numériques (projets et discours). Je continue depuis à alimenter ces références afin de me tenir informée des nouvelles technologies employées, des usages possibles, des acteurs présents, etc. J’ai ainsi découvert d’autres projets d’aménagement urbain, des installations ou des expérimentations, mêlant de manière inattendue usage des TIC et usage de l’espace public. Ces projets créent des situations inédites, au niveau des comportements et des pratiques, des modalités d’interaction, des détournements de technologies employées (ou déjà mises en place) et des procédés de création, qui ne sont pas prises en compte par les acteurs et planificateurs urbains. Ils semblent ainsi ouvrir une brèche questionnant la place et l’apport du numérique dans la ville et dans l’espace public.
Face à ce type de projets, dans un contexte actuel d'espace public "en mutation", dans lequel on ajoute de plus en plus de technologies, sous forme de capteurs, de puces, de bornes de réseau sans fil, etc., on peut se demander dans quelle mesure l'apport des TIC permet de renouveler la pratique de l'espace public et définir de nouveaux usages. Quels enjeux sociaux, politiques, économiques et de création ce type d’installations artistiques dans l’espace urbain soulève-t-il? Comment peut-on envisager de concevoir l’espace public avec la composante du numérique? Quels nouveaux usages en ressortent? Quelles interactions se créent? Quels comportements émergent? Le rôle, le statut et la forme de cet espace s'en retrouve-t-il modifié et de quelle manière? La ville devient-elle un milieu quotidien plus complexe ? (Et alors, comment la rendre davantage lisible et praticable ?) Les usages numériques remettent-ils en question certains principes d’urbanisme établis? Créent-ils un nouvel urbanisme? Après observation et analyse de projets déjà mis en place (qui relèvent souvent du domaine de l’art numérique dans la ville- donc souvent éphémères et événementiels) et au regard des pratiques d'usage qu'ont actuellement les citadins au sein de l'espace public et des différentes politiques urbaines d'aménagement, peut-on définir de nouvelles manières de concevoir des projets d'aménagement (pérennes) pour l'espace public urbain grâce à l'emploi du numérique? Comment envisager un regard différent et une perception différente de la ville, à l’heure actuelle où les TIC deviennent omniprésentes ? Et parallèlement, comment ce champ d’investigation que représente l’espace public urbain apporte-t-il des évolutions au niveau des TIC et de leurs usages?

Face à cette profusion de questions, je m’interroge sur la manière de considérer ces multiples projets émergeants au sein de l’espace urbain. Les pratiques et les comportements qu’ils génèrent (ou dont ils s’inspirent) sont encore peu considérés, et/ou difficilement évalués, par les décideurs du territoire de la ville, ou par les acteurs publics, comme en témoigne l’offre actuelle de services urbains se servant des TIC. L’usage qui en est fait n’est pas réellement mature. Il est souvent question uniquement d’applications directes de ce qu’il est possible d’obtenir avec les réseaux et les dispositifs mis en place pour faciliter la mobilité, informer les citadins, maintenir l’ordre et la sécurité, etc. L’association TIC / espace urbain mérite davantage réflexion. Qui doit alors traiter de ces problématiques ?
Chaque spécialiste de la ville aura sa propre analyse de la situation, et sa propre vision de la question. Les questionnements induits par de tels projets font appel, à la fois, aux compétences des urbanistes, des ingénieurs en télécommunication, des sociologues, des artistes, des habitants, etc. Mais aussi à celles du designer ? Parce qu’il se positionne du point de vue de l’usager et observe les comportements, tout en se tenant informé des possibles industriels, le designer semble posséder des méthodes et outils, ainsi qu’une démarche appropriée pour cette analyse. Il peut également avoir un rôle à jouer dans cette phase actuelle de la création urbaine et de la création numérique.
Ces deux domaines, création urbaine et création numérique, doivent aujourd’hui cohabiter sur un même terrain. Cette superposition de la composante numérique et de la composante urbaine s’est constituée au fur et à mesure, et développée au cours des deux dernières décennies, au gré des évolutions technologiques et des politiques urbaines et économiques. Cette combinaison génère aujourd’hui des situations urbaines nouvelles, qui posent de multiples questionnements. Mais paradoxalement, c’est justement ce qui en fait la richesse, en terme de création, mais aussi en terme d’appropriation et d’usage, et ce qui nourrit la réflexion. Le mémoire est, dans ce sens, un outil pédagogique dont le but est, pour moi, en tant que designer, de rendre ce champ de création plus familier à la fois aux utilisateurs, mais aussi aux acteurs de l’urbanisme et du numérique, rarement spécialistes des deux domaines à la fois, en les sensibilisant, en les informant et en ouvrant le champ de réflexion sur le potentiel d’usage des TIC dans l’espace public.


LE DESIGNER NE REMPLACE NI L’URBANISTE NI L’INGENIEUR
Parce que je ne suis pas urbaniste et que je n’ai pas une formation d’architecte, je ne suis pas « experte » dans le domaine de l’étude et de l’élaboration de la ville. Aussi, je ne veux pas remplacer les corps de métiers déjà présents sur ce terrain ; au contraire, je souhaite apporter ma réflexion et ma vision afin de compléter et enrichir les études, en abordant les thèmes de recherche avec un regard certes différent (et peut-être même en en dégageant de nouveaux), sans pour autant prétendre constituer une expertise sur le sujet. Mon travail consiste à rassembler un nombre de notions et de références d’urbanisme, d’analyser les usages actuels des TIC dans le milieu urbain, d’observer les comportements des usagers et des citadins en général, matière sur laquelle, en tant que designer, je peux m’appuyer pour construire une réflexion, afin d'apporter des propositions d’usages et de formes, nouvelles et innovantes, dans un contexte d’espace public (le projet de diplôme). Mon projet de fin d’études, composé du mémoire et du projet de diplôme, utilise l’espace urbain comme prétexte, comme support de réflexion pour développer et exprimer le positionnement de créateur industriel que je construis.
Puisque je me base du point de vue de l’usager ou de l’utilisateur, ainsi que du créateur qui s’adresse à ces personnes, j’analyserai en détail les usages des TIC dans le domaine de l’espace urbain, mais en revanche, je ne m’étendrai pas sur les caractéristiques techniques des technologies employées, ni sur leur mise en place. En effet, de par ma formation à l’Ensci, je suis sensibilisée aux technologies, autrement dit je connais un certain nombre de notions et m’informe sur les moyens qu’elles requièrent, au niveau hardware et software, la manière dont on peut et dont on pourrait s’en servir. Mais malheureusement, j’en sais peu quant aux protocoles techniques et aux développements auxquels elles font appel pour fonctionner (codes, programmation, mise en place hardware, installation software…), ni même à leurs caractéristiques économiques. N’étant ni ingénieur, ni spécialiste des TIC, je ne me risquerai pas à employer à tort et à travers des propos approximatifs ou faux, ni des langages techniques « savants » spécifiques, que je ne maîtrise pas. Par contre je m’attacherai particulièrement à vous exposer de manière simple et synthétique les technologies employées ainsi que les modalités d’interaction qu’elles permettent.


ETRE CURIEUX DE L’AUTREMENT
Afin d’aborder la problématique de ce mémoire, j’ai tout d’abord complété mes références, par la recherche de projets d’artistes, d’urbanistes, d’architectes, de designers, qui ont pour vecteur commun, d’apporter une vision nouvelle de l’espace public, grâce aux TIC. Je les ai analysé, puis classé selon les thématiques qu’ils abordent, les questions qu’ils soulèvent, les interfaces et modalités d’interaction proposées, les comportements qu’ils suscitent chez leurs utilisateurs. Je suis rapidement sensible au fait que la plupart des technologies et les services mis en place au sein de l’espace public urbain sont détournés par les créateurs et les utilisateurs pour aboutir à des usages nouveaux et innovants. Dans un même temps, j’ai publié ce classement et ces présentations analytiques des projets sur un Blog ouvert à cet effet : jaimemaville.blogspot.com. (Je tiens à préciser au passage que l’usage « professionnel » d’un blog ou d’une plate-forme de publication personnelle m’a permis de communiquer l’avancement de mes recherches et de mon travail, tout en présentant la vision que j’ai de cette vaste thématique abordée, que vous pouvez également consulter sur l’URL communiquée ci-dessus.)
Ces références m’ont rapidement servi à dégager des axes de réflexion que j’ai souhaité développer à travers ce mémoire, afin de mieux comprendre les possibles, en terme d’usage, de cet espace public où la connexion au réseau Internet commence à modifier la perception et les pratiques de l’espace public, ainsi que la manière de créer des services et des aménagements dans cet espace.
Aujourd’hui les technologies nous permettent de combiner un certain nombre d’objets entre eux et d’obtenir ainsi des objets hybrides connectés « intelligents », tels que le téléphone-PDA-appareil photo-lecteur multimedia par exemple. Mon téléphone portable actuel est un frigo, non pas à cause de sa taille (comme l’expression le soulignait il y a quelques années), mais grâce à la multiplicité de fonctions qu’il propose (même s’il n’est toujours pas encore réfrigérant en 2007). Dans un même temps, nous assistons à la multiplication des objets numériques, mettant en œuvre des technologies différentes et offrant des performances complémentaires. Nous étions jusqu’à 2003 dans un schéma d’utilisation et de dialogue « un homme – une machine », aujourd’hui, nous sommes dans un schéma « un homme – plusieurs machines », qui communiquent avec cet homme mais également entre elles. Ces appareils, souvent mobiles et personnels, permettent à l’utilisateur d’accéder à un nombre infini de fonctions. Face à cette multiplicité d’usage, il est important - et il en va d’une démarche responsable - aujourd’hui, de donner du sens à ces hybridations, afin de les rendre pertinentes, optimales, mais surtout utiles pour l’utilisateur et de proposer des interfaces (et des représentations) adaptées. De la même manière, dans l’espace urbain, la prolifération grandissante de technologie (réseaux sans fil haut débit, puces, capteurs, émetteurs, dispositifs réactifs, …) peut amener à surcharger l’espace public par des applications superposées, pour certaines faisant double emploi, et des formes peu optimales (et peu séduisantes), dues à l’engouement des ingénieurs et des services marketing en télécommunication. A travers cette étude, mon travail consiste à mettre en évidence les combinaisons « intelligentes» de ces possibles, c’est-à-dire les évolutions et innovations de produits qui font sens dans l’environnement urbain, et de mettre le créateur face à ses responsabilités.

Le terme de ville numérique émerge petit à petit dans notre langage. La ville numérique désigne les usages des TIC dans le milieu urbain et les initiatives de la ville visant à développer le potentiel des TIC et à le mettre à disposition de ses citadins. La « métamorphose de la ville en ville numérique » suppose l’émergence de réseaux urbains publics sans fil et haut débit, l’accès à Internet dans les espaces publics, la prolifération de capteurs et puces dans les rues, la création et la mise en place de services adaptés. Tout d’abord, la ville numérique est avant tout une ville, construite au fil des siècles, fonctionnant selon des mécanismes et des dynamiques politiques, économiques, culturels, démographiques et sociaux. Par observation et déduction, on perçoit que beaucoup de villes (françaises) connaissent actuellement de nombreuses mutations dans leur organisation et leurs sociabilités, auxquelles s’ajoutent le déploiement actuel des technologies, outils et supports numériques dans le milieu urbain.
Avant d’amorcer la réflexion sur l’apport des TIC dans le milieu urbain et sur les enjeux soulevés par ce thème, je prends rapidement conscience que je ne peux me « jeter à corps perdu » dans l’analyse de ce qu’il se passe actuellement sur le territoire de la ville, sans me forger une culture de l’urbanisme nécessaire à la compréhension de ces évolutions et expliquer la vision que j’en ai. Aussi, pour pouvoir mieux comprendre sur quoi se basent ces évolutions technologiques, sociales et urbaines, il me faut comprendre ce qu’est la ville, comment elle se construit, comment elle s’organise, comment elle fonctionne.
Une partie de ma démarche consiste à prendre en compte et à comprendre le contexte dans lequel se positionne la réflexion. C’est pourquoi, j’ai débuté le mémoire par une phase d’ « exploration urbaine », dans le but de constituer une culture nécessaire à la compréhension et au soulèvement des problématiques et des enjeux urbains, auxquels je suis sensible. Cet ensemble de recherches (relatives à l’urbanisme, la sociologie, l’anthropologie, l’économie, etc.), couplées avec ma participation aux ateliers du programme de recherche et de réflexion « Villes 2.0 », organisé par la Fing, dont l’enjeu est de permettre aux acteurs traditionnels de la ville et aux acteurs du numérique d’anticiper et de préparer ensemble les transformations urbaines liées aux TIC, m’ont permis d’élaborer un point de vue pour aborder ce vaste thème de « l’apport des TIC dans l’espace public ».

Dans une première étape du mémoire, je décide de dresser une cartographie analytique des différentes composantes urbaines actuelles, selon six thématiques qui me permettent de baliser le terrain d’investigation et de comprendre les évolutions de la ville, ainsi que les impacts du développement des TIC dans le milieu urbain, facilitant les communications et amplifiant l’accès à Internet :
les outils et les réseaux numériques face au développement urbain, l’espace public et la société hypertexte, la convergence et la superposition de l’espace et de l’e-space, les politiques urbaines de « publicisation » de l’espace public, les services et potentiels d’usage des TIC aujourd’hui, les nouveaux processus de création.
L’objectif de cette première partie est triple. Il s’agit d’une part d’établir un constat du contexte urbain actuel et de l’usage des TIC dans ce domaine. D’autre part, ces fiches thématiques nous permettent de dégager des notions, des observations et des problématiques dressant une trame de fond des possibles en terme de création de services et de supports dans l’espace public (faisant usage des TIC). Aussi, elle me permet de mieux maîtriser le champ de réflexion et d’y adapter mes outils d’analyse et de création, en tant que non-spécialiste en urbanisme.
Face à ce vaste sujet des TIC dans l’espace public, je ne pouvais évidemment pas traiter toutes les problématiques que cela amène. Je tiens à préciser, que dans la première partie du mémoire établissant un constat, chacun des sous-chapitres aborde des problématiques qui pourraient faire l’objet, elles-mêmes, d’une réflexion à l’échelle d’un mémoire ; aussi la formulation en est synthétique et non exhaustive. L’axe que j’ai choisi pour traiter cette analyse est l’impact des usages numériques sur l’usage des espaces publics urbains, établissant ainsi des liens d’ordres multiples entre monde numérique virtuel et monde tangible réel. Par conséquent, les grands thèmes actuels relatifs à l’avenir de l’aménagement du territoire et de l’espace urbain ne seront pas étudiés. Le mémoire ne traitera pas des problématiques du tissu social des villes, notamment le vieillissement de la population urbaine et les problématiques que cela engendre, ni d’habitat urbain ou de prospective territoriale, d’avenir des transports, de santé publique, de robotisation, ou tout autre thème ou problématique courants dans les questions actuelles du développement urbain. Le développement durable et l’écologie est un aspect qui sera évoqué et étudié, mais ce n’est pas l’objet du mémoire, il fait partie des préoccupations, mais ne constitue pas le positionnement de base, ni le vecteur de création et de réflexion.

Dans la seconde partie du mémoire, je m’appuie sur certains projets et expérimentations numériques, qui témoignent, selon moi, d’une ouverture de la création dans l’espace urbain public. Ils pointent des pratiques neuves, individuelles et collectives, sociales, à l’échelle locale et globale, que j’exposerai à travers trois thématiques dégagées au fur et à mesure de l’analyse : la géolocalisation et les nouvelles représentations urbaines, la ville comme interface numérique et le jeu urbain connecté.
L’objectif de cette seconde partie du mémoire est d’établir des pistes de réflexion et d’investigation pour créer des projets urbains faisant un usage responsable des TIC, mais aussi de mettre en valeur une autre perception de la ville et de l’espace public et ainsi, une manière différente de penser la ville et donc d’y apporter de nouvelles formes de création.
La manière dont s’implantent les TIC dans l’espace urbain semble déjà être normée par les contraintes (et les volontés autoritaires) de surveillance, de gestion des flux, et de développement économique. Mais le numérique permet au contraire de faire émerger de nouveaux comportements, de nouvelles perceptions, de nouveaux usages, de nouvelles dynamiques de travail et de conception, peut-être même une autre urbanité. A travers cette étude, je m’interroge sur les « autres » possibles des TIC, sur les « autres » apports fonctionnels, et les « autres » dimensions qu’elles touchent lorsqu’elles sont déployées de plus en plus massivement dans l’espace collectif de la ville que nous partageons. Pour reprendre l’expression de Georges Amar, la démarche consiste à être curieux de l’autrement et à explorer ensemble le champ des possibles qui s’ouvre dans ce terrain encore neuf et très fertile de l’apport du numérique dans l’espace public, en en proposant une vision particulière.

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